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Quatorze juillet (suite) Le bal de pompiers



2ème partie

Complices de l'horrible sacrilège que nous venions de commettre, enlacés comme pour mieux se protéger des foudres divines et pour mieux sentir nos chairs encore tout frissonnantes, nous remontions vers Montmartre. Je remarquais l'air narquois de certains passants croisés, les yeux rieurs d'une belle compréhensive, et je tâtais la hanche de ma compagne pécheresse. Tout cela me procurait une joie calme et rassurante et, quelque part, vous devinez où, une sensation d'étrange plénitude, de vigueur retrouvée, d'ardeur nouvelle. En marchant serrée contre moi, elle avait enfoui sa jolie petite main dans ma poche et sentait là, à travers l'étoffe fine, mon engin et sa disposition retrouvée. Je sentais ses doigts fins parcourir doucement la tige épaisse, effleurer le gland et redescendre lentement jusqu'à la racine du pieu qui l'avait transpercée il y a peu.

Dans le quartier de la Nouvelle Athènes, nous dénichâmes un petit restaurant, et puis un, et puis un autre café, où nous avons traîné notre amour d'un jour. On dit souvent que l'amour charnel requiert de la complicité. C'est vrai, mais il en crée aussi. Notre brève étreinte à Saint Eustache n'aurait évidemment pas eu lieu sans la complicité qui s'était nouée sur les Champs-Elysées. Mais combien plus proches nous étions ressortis de l'église, bien que nous ne nous y fussions pas mariés ! Dans les bistrots où nous avons hébergé notre petite idylle, mes mains se promenaient sous la table sous sa jupe, nos lèvres se touchaient plus souvent que le bord des verres, et nos yeux s'embrasaient en s'embrassant. Par l'emmanchure large de son haut, je voyais la naissance de son sein et parfois ma main se faufilait par là pour en éprouver la douceur. Je regardais ses chevilles fines survoler les trottoirs, ses fesses lascives danser sur les pavés, sa bouche gentille me gratifier de tant de sourires, et sa poitrine pointer vers moi ses désirs secrets. Je n'ai pas arrêté de bander de tout l'après-midi !

Dans la rue Blanche, nous trouvâmes la caserne des pompiers. Le bal allait commencer. La jeunesse du quartier et d'ailleurs commençait à se trémousser au son de la sono, en attendant que l'orchestre donne sa voix. Les filles tortillaient leurs derrières, les garçons se surpassaient d'audace pour gagner le droit de mater les danseuses. Les danseuses qui prenaient un malin plaisir à n'offrir du plaisir qu'aux yeux. Les yeux qui brillaient, les seins qui valsaient, les fesses qui tanguaient. Nous deux, dans un coin, nous nous tortillions aussi, ravis de se voir en entier et non de si près qu'on peut être quand on se tripote au fond d'un bistrot ou en marchant dans la rue.

Peu à peu, le soir tombant, les danseurs affluant et l'alcool coulant, l'atmosphère devint plus chaude encore que dans la journée. La nuit sans étoile du ciel de Paris ne rafraîchissait pas les couples, les groupes, les esseulés, elle les unissait dans une sorte de bain public où le son faisait oublier jusqu'à sa propre identité. Je n'aimais pas vraiment cet endroit et cette situation. Pour moi, la musique ne fait pas de bruit, elle parle à l'âme, les filles ne sont pas des pantins articulés, mais des poupées qui crient maman quand on les touche. Mais je ne pouvais me détacher de la vue de ma conquête du jour. Je la voyais si heureuse dans sa danserie qu'aussitôt mon cœur repartait et mon corps se laissait conduire par le rythme marqué de l'orchestre.

Une femme brune, on aurait dit peut-être une espagnole, dansait non loin de nous, près de nous, même, car si l'on n'était pas loin, il était impossible de ne pas être près. Elle avait une poitrine opulente et de longs cheveux noirs, et son jerk tenait du flamenco ou du fandango, je ne sais, mais, à partir de la taille jusqu'aux pieds, elle semblait électrique et on aurait dit qu'elle voulait imprimer dans le sol toute la détermination que lui donnait la musique. Elle me souriait souvent en dansant et je lui souriais aussi, par politesse et par vanité, qu'une femme aussi belle m'adresse des sourires. Mais elle regardait souvent ma rouquine et je voyais dans ses yeux des éclairs de conquistador ! Muriel (j'avais fini quand même par lui demander son prénom!) n'osait pas rendre ses regards à la belle espagnole (qui, je l'ai su plus tard, ne l'était pas). Elle dansait lentement, comme portée par je ne sais quelle rêverie, le regard humble vers le sol ou inspiré vers le ciel, mais presque jamais vers nous autres pauvres terriens. Les deux femmes sans se concerter dansaient de concert, elles se frôlaient, s'évitaient, se retrouvaient, s'effleuraient, et moi je les voyais déjà s'effeuiller !

Finalement, ce qui devait arriver arriva. Les deux femmes prirent un verre ensemble, daignèrent m'en offrir un, et se faisaient une cour dont j'étais évidemment jaloux. Je n'avais aucun droit sur Muriel, bien sûr, mais la jalousie n'est pas une question de droit mais une perversion certainement naturelle tant elle est répandue. Nous nous retrouvâmes dans une chambre d'hôtel, un petit hôtel pour touristes qui, on se demande pourquoi, n'avait pas fait le plein ce soir-là. Muriel avait insisté pour que je vienne avec elles. Dans la chambre, l'espagnole se jeta sur Muriel, lui embrassant fougueusement la bouche et le cou. Muriel, penchée en arrière sous l'étreinte, atterrit lentement sur le lit, la jupe en désordre, à moitié troussée, dévoilant ses jolies cuisses. L'espagnole sur elle soulève le haut, tire les seins de « ma » belle et les embrasse, les suce, les triture, suce les tétons. Elle se relève, se déshabille, elle est toute nue ! Je vois son magnifique derrière, large et rebondi, et j'ai envie de claquer ces belles fesses, mais je n'ose pas. Ses seins en avant, elle se penche de nouveau sur Muriel abandonnée sur le lit, et promène ses gros nichons sur son visage lui caressant les yeux sur chaque sein, passe et repasse les tétons sur les tétons de Muriel. Elle se frotte ainsi la poitrine sur les parties dénudées du corps de la jolie rousse. La jolie rousse qui commence à gémir et à tendre les mains vers le visage, vers les seins de son amante. La brune enserre la rousse entre ses jambes et je devine qu'elle frotte son pubis sur la jupe de Muriel, sur son slip même sûrement. Je ne vois pas bien, mais oh oui, Muriel est toute troussée, l'espagnole se balance de gauche à droite, cuisses largement écartées, sur le pubis de ma jolie rousse ! L'une gémit, l'autre soupire et je ne peux m'empêcher de bander à la vue d'une si jolie paire. Je me déshabille et leur montre ma queue, tendue, grosse, le gland en avant cherchant un asile femelle. Mais elles ne semblent pas s'y intéresser beaucoup. A peine Muriel me fait-elle un de ses jolis sourires qui à eux seuls rendraient la joie de vivre à une armée de pénitents. Mais l'espagnole enfouit de nouveau le doux visage de Muriel sous sa poitrine. Puis elle descend lentement en se frottant sur le corps laiteux de la rousse. Elle lui lèche les seins, le ventre, la picore de baisers. Puis elle s'accroupit au pied du lit, lui retire les chaussures, embrasse ses mignons petits pieds, les caresse et les lèche et remonte lentement le long des jambes, se frottant les seins contre ce qu'elle découvre. Elle la caresse et l'embrasse dans le petit creux derrière le genou, remonte en dessinant le galbe des cuisses. Muriel est ouverte, abandonnée aux caresses de son amie femelle. Enfin, elle lui retire son slip, le faisant glisser lentement le long des jambes. Elle embrasse sa toison légère. Elle lèche la fente et Muriel geint doucement en posant ses pieds sur les épaules de la brune entreprenante. Je crois qu'elle lui suce le clitoris maintenant. Je demande à Muriel ce qu'elle lui fait, et, dans un souffle entrecoupé elle me répond qu' « elle me suce le clito, aaaahhh ! Jean, je vais jouir ! » « Tu aimes ça ? Tu aimes ce qu'elle te fait ? »  « Oh Jean, je n'en peux plus ! » Ma jalousie s'accroît encore de ces aveux et mon sexe s'accroît aussi de ce désir que je sens en elle. Je ne veux pas me masturber, pas devant elles.

Muriel alors prend une initiative inattendue. Elle s'allonge en travers du lit, mais la tête cette fois tournée vers l'espagnole. Aussitôt, celle-ci l'enjambe et se met tête-bêche sur elle, la tête enfouie entre les jambes de Muriel et son pubis au-dessus de son visage. Muriel, la tête renversée, regarde les fesses magnifiques de l'autre, et tend joliment la langue vers la vulve de son amante. Elles se lèchent mutuellement ainsi pendant une bonne dizaine de minutes. C'est très excitant à voir et à entendre. Leurs plaintes de joie emplissent la petite chambre d'une musique qui vaut beaucoup mieux que celle du bal des pompiers.

Sortant une de ses mains de l'étreinte, Muriel me fait signe d'approcher. J'hésite et , poussé par le démon, je me place derrière les fesses de la brune. Muriel saisit ma queue tendue et la lèche délicieusement, puis pointe le gland sur la fente de l'espagnole. Celle-ci d'abord ne bronche pas, continuant à se tortiller et à gémir sous les caresses. Puis elle sent qu'elle a contre elle une chaire dure et chaude qui n'est pas la langue de Muriel. « Non, s'il te plaît, Jean, reste tranquille, je n'aime pas les hommes. Regarde si tu veux, fais-toi plaisir tout seul ou avec Muriel, mais laisse moi tranquille » Mais j'ai du mal à renoncer alors que mon gland commence juste à se faufiler entre les lèvres gluantes de la belle brune. Ses fesses, sa taille, ses beaux cheveux, tout cela m'excite terriblement. Muriel tient toujours ma queue et la fait pénétrer un peu plus dans la vulve humide et entrouverte. « Non, arrête ! » L'espagnole sursaute et essaie de s'échapper, mais Muriel enserre sa taille et la tient fermement au-dessus d'elle. « Lâche-moi, s'il te plaît, les hommes, je n'aime pas leurs caresses, ils ne caressent pas, ils violent ! » « Mais il va te caresser de l'intérieur, à l'intérieur de ton ventre, pas comme nous, qui ne faisons que nous frotter en surface, lui va pénétrer en toi et tu sentiras sa chaleur t'enflammer ! » Et en effet, je la violais, un peu honteux de mon forfait et aussi joyeux d'envahir si impérieusement une si belle croupe ! Muriel la tenait bien et l'empêchait de s'échapper. Elle se démenait et se tortillait, mais cela ne faisait qu'exciter encore plus mon sexe pris dans sa vulve. Je sentais l'entrée de son vagin trembler contre mon gland en feu. Et au fur et à mesure qu'elle gigotais malgré elle, par ses mouvements même, sa chatte happait lentement ma queue. Je m'enfonçais lentement en elle et Muriel lui demanda : « Ça y est ? Il te baise ? Dis-le, dis qu'il te baise ! » « Oui, il me baise ! Je sens sa queue dans ma chatte, c'est un salaud ! » « Et tu aimes ça ? Dis-le ! » L'espagnole ne répondit pas, calma ses mouvements de dérobade et lentement, se mit à onduler sur ma bite enfoncée loin dans son ventre. Je répondais en reculant un peu, faisant mine de presque ressortir, puis en m'enfonçant le plus loin possible en elle, me reculant encore, et rentrant, entrant et sortant, entrant et sortant de son ventre qui dansait une valse lente sur mon sexe. « Alors, dis-le que tu aimes ça, salope ! » dit Muriel en lui claquant une fesse. Pas de réponse. « Allez, dis-le ! » Paf et paf, Muriel se mit à gifler ses fesses et ses hanches tandis que je baisais sa chatte trempée maintenant, ruisselante d'un jus plus mielleux que le Xérès. Les gifles pleuvaient sur le cul majestueux de la belle brune. Et elle finit par avouer dans un râle :  « Ouiiiuoui c'est bon, j'aime ça ! Aaaahh ! » Je lui saisis la nuque et enfonçai encore plus son visage entre les cuisses de Muriel. « Elle te lèche bien, cette cochonne ? » Et Muriel ne répondit que par un long gémissement.

Nous nous remîmes de nos émottions, prirent une seule douche pour trois, où langues et mains s'affairèrent sur les parties les plus intimes des deux autres, et ressortîmes, direction le Champ de Mars, pour le concert et le feu d'artifice.



20/07/2015
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