lenferdejeanparapluie

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Le curé

Il venait juste d'entendre un vieil homme se confesser d'avoir eu des pensées impures en achetant son poisson la veille au marché. Les mains de la marchande, ses lèvres pulpeuses, sa poitrine généreuse l'avaient ramené vingt ans en arrière et, ma foi, il s'était pris à sentir dans son pantalon, une sorte de chaleur qu'il avait oubliée, à sentir dans sa tête de folles images danser en farandole, comme le poisson frais pêché frétillant dans le bac.
Maintenant, c'était le tour de la femme du pharmacien. Notable : attention à ne pas commettre d'impair ! Le curé n'est pas seulement le gardien des âmes, il est le pasteur du troupeau et doit veiller à y garder le calme et l'ordre qui sont les piliers de la santé du corps social, comme la vie règlée est le pilier du corps humain. Madame Nortebert n'était plus une jeune fille, mais elle attirait encore bien des hommes du village, toujours bien soignée, élégante sans ostentation, des bas fins qui dessinaient bien de jolies jambes et laissaient deviner une peau claire que les injures du soleil ne flétrissaient que rarement, au mois d'août, quand toutes les femmes vont pieds et épaules nues et montrent leurs fesses et leurs seins à qui veut. Madame Nortebert, elle, restait toujours digne et cette pudeur même attirait les désirs des mâles du village. Mais aucun ne pouvait se vanter d'avoir fait cocu le pharmacien, un bien brave homme, par ailleurs.
Ma fille, avez-vous péché ? - Oui, mon père, j'ai eu des pensées indignes. -Lesquelles, ma fille ?  - Mon père, j'ai ... j'ai ... - Quoi donc, ma fille, qu'avez-vous fait ? - Oh rien, mon père, rien ! - Comment ça, rien ? Vous savez que c'est très grave de mentir à la confession ? Et si vous la tournez en dérision, je doute que Dieu vous le pardonne ! - Mon père, j'ai seulement pensé à ... - Pensé à quoi, ma fille ? - J'ai pensé, j'ai pensé à monsieur le ... et Madame Nortebert fondit en sanglot. Le curé un peu désemparé tenta de la réconforter et de l'encourager à libérer son âme en poursuivant sa confession. Reprenant sons souffle et ses esprits, la belle continua : -... à monsieur le Maire, mon père ! - A monsieur Roquet ? Et alors ? Vous avez pensé du mal de notre Maire ? - Oh non, mon père, j'aime notre Maire, je l'aime beaucoup, même ! - Allons, ma fille, vous prierez notre Mère qui êtes aux cieux et je suis sûr qu'elle vous conduira vers un amour saint pour notre Maire du village ! - Mais, mon père, c'est bien plus grave que ce que vous dites ! - Allons, bon, , ma fille, que voulez-vous dire ? Votre confession serait-elle incomplète ? Qu'avez-vous pensé de notre Maire ? -Mon père, je l'ai imaginé dans notre jardin ! - Dans votre jardin, ma fille, et n'y vient-il parfois, en visite ? - Si, mon père, justement ! ...Il fait assez chaud, ces jours-ci ... - Dieu le veut ainsi, ma fille ! - Mon père je l'ai imaginé transpirant dans sa chemise blanche ! - Ma fille, c'est dans l'ordre des choses, les hommes transpirent lorsqu'il fait chaud ! - Mais on voyait très bien ses muscles puissants, son poitrail ... son poitrail ... - Oui ? Son poitrail ? eh bien quoi ma fille, tous les hommes ont un poitrail, comme votre mari, notr cher pharmacien Nortebert ! - Mais justement, mon père, c'est que le poitrail de monsieur Roquet me semblait, me semblait ... bien ...bien plus ... - Bien plus quoi, voyons, ma fille ne vous moquez pas ! - Bien plus accueillant, plus chaud, mon père, que celui de mon mari ! - Ma fille, ce que vous me dites là est grave ! Vous avez aimé un autre homme que votre mari ? - Je ne l'ai pas aimé, mon père ! - Ah vous me rassurez, ma fille ! - Je ne l'ai pas aimé, mon père, je l'ai ... je l'ai désiré ! - Quoi ? ma fille ? Désiré, comment cela ? - J'aurais voulu, mon père, j'aurais voulu le ... - Le quoi, ma fille, parmez enfin ! - Le caresser, mon père, me blottir dans ses bras vigoureux, câliner ma joue contre cette poitrine chaude et puissante ! - Ma fille, vous avez eu un besoin passager de tendresse. La Vierge Marie aussi a parfois éprouvé de tels besoins, mais elle est restée sainte entre les saintes. Votre faute est légère. - Mais mon père, ce n'est pas tout ! J'ai aussi voulu ... caresser tout le corps de monsieur Roquet, et, puisque son poitrail me semblait comme nu, je l'ai, je l'ai ... - Vous l'avez quoi, ma fille ? - Je l'ai imaginé tout nu, mon père ! - Ma fille, non la Vierge Marie, notre Mère, je suis sûr, n'a jamais eu de telles pensées ! Il vous faudra faire pénitence ! - Oui, mon père, je suis venue expier mes fautes ! Je voulais, je voulais qu'il ... qu'il me ... qu'il me caresse, lui aussi. Je suis montée sur la balançoire. Il me poussait, doucement, puis plus fort et je m'envolais et , oh, mon père ! - Et puis ? - Et puis ma jupe volait aussi et il ... il voyait ... il voyait que ... - Enfin, que voyait-il ? - Il voyait que je n'avais pas de culotte ! - Vous ... vous n'aviez pas de culotte ? Mais ...ma fille ... oh ! - Et ... il ... voyait aussi que j'étais très ... très émue, mon père, oh si vous saviez ! - Emue comment, ma fille ? - Mon intimité, mon père, mon intimité était très humide ! - Mais ... mais ... comment pouvait-il le voir ? - C'est que, mon père ... j'étais vraiment très très émue et ... ça coulait, mon père ! - Oh ! ma fille ... ça ... coulait ? où ? là, entre vos cuisses ? - Oui, mon père, entre mes cuisses, là, vous voyez, mon père ? - Non, ma fille, non, je ne vois pas, je ne veux pas voir, d'ailleurs ! - Oh mon père ! Et lui, lorsque j'étais dans la balançoire, il voyait, et il ... il touchait aussi, mon père ! A chaque fois que je redescendais vers lui, ses doigts attendaient pour que mon intimité vienne juste les frôler, mon père ! Vous voyez ? - Oui, je vois, enfin, non je ne vois pas ! vous direz dix Ave et j'espère que la Sainte Vierge vous protègera du courroux de Notre Père et de votre mari ! - Oh mon père ! Mon ari n'en sait rien ! Vous ne lui en parlerez pas, n'est-ce pas, mon père ? - Ma fille, vous savez bien que je suis tenu au secret de la confession ! - Alors, mon père, j epeux tout vous dire ? C'est que ses doigts, mon père, avaient mis la folie dans ma tête ! et je suis allée ... je suis allée dans ma chambre ! - Vous avez bien fait de vous reposer, ma fille ! - Mais, mon père, je ne me suis pas reposée, je me suis caressée, en pensant à la verge de monsieur Roquet ! - Vous avez trompé votre mari en pensée ? - Oui, mon père, je rêvais d'une étreinte amoureuse profonde avec notre Maire ! - Mais ce n'était bien qu'en pensée, ma fille ? Vous n'avez pas eu de relation charnelle avec lui ? - Non, hélas, mon père ! - Comment cela, hélas, ma fille ! Vous ne regrettez pas vos pensées impies ? - Mon père, si, je les regrette, et c'est pourquoi je suis tout de suite venu vous voir ! Voyez dans quel état je suis ! - Non, ma fille, vous ne pouvez pas vous conduire ainsi avec moi ! Je suis votre pasteur, pensez-y ! - Mon père, oui, j'y pense souvent, les pasteurs ont un bâton, je crois ?
Et la belle madame Nortebert sortit du confessionnal pourn pénétrer aussitôt dans la partie réservée au prètre ! Sans hésiter, elle pose sa main sur l'entrejambe du pauvre curé ! Elle lui prend la main et la pose sur sa chatte en larmes de désir inassouvi. Le curé, pour être un saint homme, n'en est pas moins un homme, et il sent monter en lui le désir qu'il a juré de ne plus ressentir pour les créatures charnelles. Mais les chairs de madame Nortebert sont douces et tièdes comme certainement Satan n'en n'a pas l'idée. Malgré lui (car comment pourrait-il consentir à une telle ignominie ?), il caresse les lèvres ouvertes du sexe de la belle pharmacienne. Malgré lui, il prend du plaisir à sentir le plaisir de la femelle gonfler le clitoris qu'il découvre - le saint homme ! - Malgré lui, il aime sentir sous ses doigts les chairs humides devenir trempées, il aime sentir le petit bouton gonfler de désir, il aime sentir le vagin s'entrouvrir doucement, il aime y appuyer légèrement son doigt. Et il aime sentir les doigts d'ange de la pharmacienne masser doucement sa verge tendue et raidie. Il aime caresser son cou, ses épaules et même ses seins qu'elle lui découvre maintenant ! Il ne peut pas s'empêcher de l'accueillir sur ses cuisses lorsqu'elle l'enfourche entre ses cuisses. Il ignorait, le saint homme, que les cuisses d'une femme sont d'aussi douces prisons que les bienfaits infinis du Seigneur. Il ignorait, le saint homme, que le Paradis se trouvait sur Terre aussi souvent que deux êtres se rencontraient, se reconnaissaient, se trouvaient et se frottaient comme ces deux-là se frottèrent, ce jour-là, dans la petite église du village.



19/01/2015
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