lenferdejeanparapluie

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La belle et la mare aux canards

Faut-il que je vous raconte

L'histoire de cette belle

Qui sans aucune honte

On l'aurait crue pucelle

Se baignait nue dans la

Mare où barbotaient, innocents

Les petits canards, il n'étaient pas cent

Mais lorsqu'ils virent, là, dans la

Mare de leur enfance

Berceau de leur innocence

Le corps d'albâtre de la belle

Ses seins de nacre, et sous son aisselle

Une touffe de jais, et puis

Sur son ventre, en son pubis

Un buisson encore plus épais

Et là caché, un petit bouton

Comme aucune rose, aucun bourgeon

Les petits canards par le désir agités

Se précipitent comme pour téter

Ce nouveau fruit que jamais, au grand jamais,

Leur maman ne leur en aurait fait le mets.

Les voilà qui lèchent, fouillent et sucent

Ce que jamais, au grand jamais, la belle, fille de Vénus,

N'aurait songé à donner en pâture

Quoi que dise dame Nature

A d'aussi vilains petits canards.

Elle voit avec effroi leurs dards

Se dresser et avec décision

Viser avec précision

Sa plus intime toison.

La pauvre Louison !

Prise alors d'on ne sait quelle fièvre

Sent une étrange tremble en sa lèvre

Sent une étrange chaleur envahir en un

Eclair et son ventre et son sein

Sent comme dans un étrange rêve

Sa jambe faiblir son esprit défaillir

Sent sa raison demander une trêve

Et sa résolution faiblir.

Elle ouvre grand ses cuisses de nacre

Elle ouvre grand sa bouche gémissante

Elle ouvre grand son coeur au massacre

Et son âme à sa plainte naissante.

La belle qui s'était allée baigner nue

Dans la mare aux canards m'est inconnue.

Est-ce vous ? Est-ce celle qui derrière son volet

Est partie avec mon rêve envolé ?



26/06/2015
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