lenferdejeanparapluie

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Dans ses draps

Elle se glisse dans ses draps soyeux frais repassés. Frais aussi de l'absence de l'homme qui lui tient lieu de chaufferette. Non qu'elle ne l'aime plus, non qu'elle n'aime plus se blottir contre son corps, mais la spécialité des hommes, c'est l'absence !
Ses pieds sont froids et elle a mis une petite nuisette pour tromper la fraîcheur de la solitude. Elle lit quelques pages d'un roman pas terrible qu'une copine lui a recommandé. Pourtant elle s'entend bien avec Mélanie, mais là ... Cette histoire invraisemblable et pas très bien écrite ! Enfin elle rêvasse quelques instants. Elle pense à certains messages un peu coquins qu'elle a reçus. Elle sourit en pensant à ces hommes qui fantasment sur elle, qu'est-ce qu'ils peuvent bien s'imaginer ?
Oh elle n'est pas si mal que ça ! Comme pour s'en assurer, ses mains parcourent doucement ses épaules, ses cuisses, reviennent se ranger sagement sous la joue. Elle rêvasse ...
Sur le côté droit, en chien de fusil, elle pense à sa mère, qui ne va pas très bien. Elle se retourne, sur le côté gauche, elle pense à son homme, qui ne lui a même pas téléphoné ce soir. Elle se retourne encore et encore. Peu à peu la niusette a remonté sur ses hanches un peu enroulée par ces va-et-vient. Ses fesses nues sont contre le drap, si doux, qui épouse bien les courbes de son corps. Ses pieds sont moins froids et elle les sent comme prisonniers du lit. Alors elle les bouge et les draps caressent doucement ses cuisses et ses jambes. C'est vrai que les hommes regardent toujours mes jambes, se dit-elle. Et moi, je ne vois jamais les leurs ! J'aurais dû aller vivre en Ecosse. Elle rit toute seule en silence.
Comment cette main est-elle venue sur le sein ? Toujours est-il qu'elle caresse maintenant son sein, que le téton durcit et se dresse. Veux-tu te cacher, vilain ! et elle le pince doucement comme on pincerait les oreilles d'un garnement. Et sa main dessine le globe tendre du sein, le téton toujours dressé et attentif, comme un oiseau intrigué.
Son autre main caresse alors l'autre sein et ces caresses qu'elle connaît bien et qui ne viennent pas de l'homme font monter en elle un printemps de désir. Elle se tourne et se retourne. Ses fesses à chaque fois froissent un peu le drap et rougissent de honte de ressentir cette caresse qui n'en est pas une.  
Ses seins maintenant débordent de la nuisette qui, déjà, ne couvre plus ses fesses. Elle pince ses tétons de plus en plus insolents. Elle n'a plus très envie de dormir. Rallumer et lire ? Ce roman idiot ? Elle tente de se rendormir, sur le côté, sa main sous la joue, sa joue douce comme du satin, sa bouche bien dessinée. Un doigt dessine sa jolie bouche.Elle sait qu'elle plaît aux hommes, cette jolie bouche. Son doigt va et vient sur la lèvre. Les lèvres se dessèrent, s'entrouvrent. Il y a longtemps qu'enfant elle n'est plus et ne suce plus son pouce ! Mais c'est tendre de sentir son doigt effleurer ses lèvres, et même l'intérieur des lèvres. Oh si c'était le gland de son homme ! Qu'elle aimerait là, maintenant, téter le gland dur et chaud et doux qu'elle connaît si bien ! Mais il n'est pas là ...
Alors ses doigts vont chercher ses autres lèvres, autrement affamées que celles de sa bouche. Là, entre ses cuisses,, ses lèvres entrouvertes attendent. Son bouton tendu attend. Son ventre tout entier attend. Ses seins attendent. Elle caresse son mignon bouton qui se dresse encore et durcit en réponse à ses doigts caressants. Ses doigts caressant, se dit-elle. Oui, elle aimerait caresser une verge, une épaule, une bouche, un corps, mais elle est seule, seule dans ce lit qui l'enveloppe et la caresse de ses draps frais repassés. Son corps alors tout entier ronronne comme un chat près du feu. Un feu qui la brûle. Feu dans ses seins, feu dans son ventre !
Elle a mis ses doigts dans son vagin trempé. Elle les agite et les tourne doucement. Elle explore sa grotte d'amour. Des images obscènes traversent son cerveau. Elle gémit doucement en se tortillant dans les draps froissés et surpris de ce remue-ménage. Dans sa chatte, ses doigts s'agitent comme le ferait un mâle furieux. Son bassin bondit à la rencontre de ces doigts qui l'envahissent toujours plus profond. Son autre main frotte le clitoris outré. Elle gémit/ Elle explose d'une joie douloureuse. Et, quelques minutes plus tard, elle s'endort dans un rêve lointain.



20/01/2015
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