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Une confession (suite)

Chers lectrices, chers lecteurs, je ne vous l'ai pas dit, mais ma précédente histoire (« Une confession ») comporte une suite, et je crois pouvoir vous la donner dans les prochains jours ou semaines, sous formes de deux ou trois épisodes. Vous avez partagé la tristesse de Jean et les émois de la demoiselle blonde, mais les choses n'en restèrent pas là !

Il était sept heures du soir lorsque Catherine (la jolie paroissienne blonde s'appelait Catherine) rentra chez elle, furieuse contre elle-même, de s'être laissée aller à ce … cette … débauche ! « Oh oui ! Voilà, je ne suis qu'une débauchée, une traînée, une moins que rien ! », furieuse contre cet homme, qui avait pourtant l'air si doux, et qui l'avait pour ainsi dire violée, la forçant au plaisir alors qu'elle tentait de purifier son âme auprès de père Robert ! « Oui, un monstre, cet homme est un monstre, un démon, une chose de Satan ! », et même le père Robert faisait l'objet de son courroux, lui qui l'avait laissée s'abaisser ainsi, lui qui aurait dû être un secours, il ne s'était même pas aperçu qu'elle sombrait dans la luxure !

A la grande surprise de son père, et au grand désarroi de sa mère, Catherine fut dans sa chambre sans même dîner, même pas d'un peu de quatre-quart et de thé ! Elle ferma sa porte, se déshabilla et revêtit sa longue chemise de nuit, qui lui arrivait à mi-jambe, de coton léger, avec des dentelles au col, aux poignets et dans le bas, et se coucha. Un peu comme le capitaine Haddock avec sa barbe, elle ne savait où mettre sa main et son coude, tantôt en chien de fusil à gauche, sur le côté à droite, allongée sur le dos, sur le ventre, et la colère battant à ses tempes.

Malgré elle, quoi qu'elle fît, elle sentait encore entre ses jambes l'intrusion de la main masculine, de ces doigts agiles qui avaient su trouver cet endroit qu'elle-même ignorait jusque là. Tantôt elle serrait les cuisses, croyant ainsi contenir le feu qui couvait, tantôt au contraire elle les ouvrait, comme pour aérer cet antre où le démon semblait à l’œuvre. Rien n'y faisait. Le sang ne battait plus dans ses tempes, mais bien là, dans son bas-ventre ! Alors elle se retournait encore, mais dans ce mouvement la chemise venait lui caresser les fesses, lui faisant comme le frisson qu'elle avait ressenti lorsque la main de l'homme avait frôlé d'abord sa culotte ! Elle sentait alors les pointes de ses seins la taquiner contre le fin tissu de la chemise. Cette chemise qu'elle collait alors contre son corps doux et tendre pour le protéger des assauts érotiques de la nuit qui envahissait doucement sa chambre, et commençait à la peupler d'images qu'elle n'avait vu que dans les musées : des torses d'hommes nus aux larges épaules, de valeureux héros fiers de leur lance tendue, Mars courtisant Vénus, les vieillards vicieux lorgnant Suzanne à son bain, des hommes musclés et puissants, des femmes langoureuses et tendres qui prenaient corps dans les dessins du papier peint de la chambre, dans les replis de l'ombre et du crépuscule, et formaient comme un peuple de démons qu'avec horreur elle accueillait dans la rêverie qui peu à peu occupait son esprit.

Sentant ses mains s'attarder sur son propre corps, à travers la chemise de nuit, Catherine alors écarta le plus qu'elle put le tissu de sa peau douce et satinée. Elle espérait ainsi se libérer de cette sorte de caresse involontaire et inconsciente que le léger vêtement lui faisait. Mais alors sa chair allégée de son enveloppe s'exprima avec plus de franchise. Elle sentit de nouveau la main de l'homme explorer ses intimités, et elle ne put que s'avouer le plaisir qui depuis longtemps déjà avait pris possession d'elle.

Il serait indécent, chères lectrices et chers lecteurs, que je vous narre par le menu les débauches qu'elle se fit. La nuit passa, donc, et le lendemain soir, elle retourna se confesser au père Robert, qui reçut ses aveux avec grand effroi.

« Mais, ma fille avez-vous, vous-même, activement, participé à l'assaut du démon ? »

« Oui, mon père, j'étais prise comme d'une gourmandise que je n'avais jamais éprouvée ! Je … je … je me suis caressée, mon père ! »

« Ma fille, caressée comment ? Il est normal qu'une jeune fille, une jeune femme comme vous aime son propre corps, qui est l’œuvre de Dieu... »

« Mon père, avec gourmandise, oui, j'ai mis mes doigts dans la fente de mon lieu de plaisir, plus loin qu'un enfant dans un pot de confiture ! »

« Plus loin, ma fille ! Que voulez-vous dire ? »

« Mon père, je pensais sans cesse aux doigts de cet homme caressant mon … vous savez, mon père, ce petit bouton, qu'on appelle, je crois, clitoris... »

« Oui ! Et bien ? »

« Cet homme, mon père, le caressait tellement doucement, et pourtant en le tirant presque parfois … Oh je voulais revivre ce plaisir ! »

« Et vous avez reproduit les gestes de ce démon ? »

« Oui, mon père, et … oh c'est même pire ! »

« Comment cela, pire ? »

« Je croyais voir ses doigts, je les voyais s'insinuer dans mon intimité et jouer avec mon petit bouton ! »

« Vous ne vous contentiez pas de vous en souvenir et de le faire, vous l'imaginiez aussi, avec les yeux ? »

« Oui mon père, avec les yeux ! »

« Ma fille, ce que vous m'avouez est horrible, mais continuez, il faut tout me dire ! » dit le père Robert qui ne put s'empêcher de vérifier sa braguette.

« Mon père, c'était un délice, un délice dont j'ai honte, mais un délice. Mon bassin ondulait dans le lit et j'écartais mes jambes pour mieux sentir mon sexe en feu et mieux encore me caresser... »

« Ma fille, vous êtes en état de péché grave... » Le père Robert, cette fois, garda la main sur sa braguette. Il se sentait, à son tour, menacé par le démon.

« Je sentais mes seins durcir, les tétons tendre le tissu de ma chemise de nuit, je les sentais gonflés comme le petit bouton de mon sexe. C'était horrible et délicieux, j'avais peur de gémir et que Maman m'entende et s'inquiète. Je me suis caressé les seins aussi, mon père ».

Le père Robert ne répondit rien, mais il voyait, à travers le treillis du confessionnal, les seins de Catherine, et il dut convenir avec sa conscience qu'il bandait très fort au récit de cette jeune femme, à la douceur de sa voix, à son innocence sensuelle, et il sortit sa queue tendue et épaisse de son pantalon. Il la tenait fermement sous sa soutane.

Catherine, peut-être enflammée à son propre récit, continua de plus belle :

« J'avais une main dans ma vulve, pressant et caressant mon clitoris, et l'autre main faisait de même avec les bouts de mes seins. »

« Ma fille, je comprends vos émotions et je les partage fraternellement. Videz votre conscience, et nous implorerons le pardon du Seigneur ! »

« Mais, mon père, cela ne me suffisait pas ! Je voulais toujours plus de plaisir, plus fort, plus intense, je devenais comme affamée de ces délices ! »

« Oh ! Ma fille, qu'avez-vous donc fait de plus ? »

« Mon père, j'avais envie de … et je l'ai fait !... Oh mon père ! Oh ! Je n'en peux plus ! » Catherine, en fait, depuis déjà quelques minutes, avait glissé la main sous sa jupe, dans sa culotte, et massait nerveusement son clitoris.

« Continuez, ma fille, vous ne pouvez pas, vous ne devez pas vous arrêter où vous en êtes maintenant ! Vos aveux doivent être complets. » Le père Robert se masturbait lentement, faisant glisser sa main en haut et en bas de sa verge tendue et chaude.

« J'ai... Oh ! J'ai enfoncé mes doigts dans mon sexe, mon père. »

« Dans le vagin ? »

« Oui, mon père, dans le vagin ! D'abord un doigt, très doucement, car j'avais peur de me faire mal. J'ai senti les chairs à cet endroit, toutes palpitantes et chaudes, très humides, mon père. On aurait dit qu'une fontaine d'eau chaude se trouvait à l'intérieur. Et j'aurais voulu qu'elle coule encore plus fort ! Alors, j'ai mis deux, puis trois doigts, un peu comme j'imagine que sont les sexes des hommes. Je n'en ai jamais vu de près. »

Le père Robert se retint de lui faire voir à quoi ressemblait un sexe d'homme « vu de près »...

« J'ai enfoncé mes doigts, je les ai fait parcourir mon vagin en tous sens, je les ai fait tourner dedans, je les ai fait aller et venir. Je les ressortais, je les suçais tout ruisselants de ce liquide mielleux, et je les renfonçais dedans de plus belle, plus loin et plus fort ! »

Le père Robert accélérait son mouvement de va et vient sur sa queue maintenant tendue à rompre. « Ma fille, cela suffit peut-être... Vous... devez être très émue en vous souvenant ces choses ... »

« Oui, mon père, je suis très émue ! … Mais je n'étais pas encore satisfaite ! » Catherine éprouvait une sorte de joie étrange et nouvelle à raconter ses plaisir solitaires, en entendant parfois la voix mâle et mesurée du père Robert, qui ajoutait aux ondes qu'elle ressentait dans son ventre en feu.

« Quoi ? Qu'avez-vous encore fait ? »

« Mon père, je me suis aussi … caressée … le … les … l'anus, mon père ! De l'autre main, tandis que ma main gauche fouillait mon vagin, j'appuyais un doigt de la main droite sur mon petit trou d'entre les fesses, et … oh ! Oh j'ai honte, mon père, j'ai honte ! »

Curieusement, le ton de Catherine s'était élevé, tandis qu'elle baissait la tête comme effondrée, sa voix devenue un peu rauque. Elle étouffa un cri. Le père Robert, de son côté, avait sorti un mouchoir et épongea le jet de sperme qui lui échappa lorsqu'il comprit la réalité de l'émotion de sa paroissienne. Catherine, sans attendre son reste, ni le moyen de demander la grâce du Seigneur, fila hors de l'église, la culotte trempée.



10/08/2016
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